Polar à Senones (Vosges). Revenue des lointains conflits
consommateurs de mercenaires, Armelle accepte un bien étrange contrat.
Protéger un petit bout de gamine coûte que coûte de la menace d'un
industriel tout puissant. L'équipage pourra-t-il résiter aux assauts
des malandrins de Paris à Senones ?
Prologue
La
nuit est tombée depuis longtemps et le vent siffle dans la vallée
vosgienne, les chats pelotonnés couchent frileusement leurs oreilles.
Le vieil homme, debout devant l’antique poste de tsf écoute le
communiqué de rtl :
Une
bataille procédurière à nulle autre pareille prendra fin mardi à
Bruxelles devant la Cour de cassation, la haute juridiction de
Belgique. L’industriel et homme politique Marcel-Pierre Grandgirard, 93
ans en juillet, enfant de Senones, se trouve au centre de ce procès qui
devrait être celui de l’argent roi, dans sa version la plus opaque.
Cela va de l’enrichissement personnel durant la seconde guerre mondiale
pour arriver à de fermes soupçons de corruption active de nos jours.
Craignant la détention provisoire, le président de l’empire Grandgirard
Industries, une des plus grosses fortunes françaises, ne répond pas aux
convocations de la justice. Objet d’un mandat d’arrêt, lui interdisant
de quitter le territoire, depuis… 2005. Le gouvernement français
transmit les pièces saisies sur commission rogatoire internationale
lors d’une perquisition au domicile de l’industriel. Dès lors, les
rumeurs qui couraient sur l’origine de sa fortune et son rôle dans les
rangs de la ss entre 1941 et 1944 prennent consistance.